Notes prises au cours de la table ronde


Éric Galia
Éric Galia pose la question : « Pourquoi la
musique et le chant dans l'Église ? » Il
distingue alors quatre fonctions de la
musique :
La fonction kérygmatique. La musique
joue un rôle analogue à celui de la
prédication. Elle permet de dire
l’indicible. Mélodie et harmonie
commentent le texte en même temps
qu’elles l’énoncent. Celui qui joue ou qui
chante a une liberté dans son
interprétation, tout comme l’auditeur
dans son appropriation.
La fonction liturgique. La musique fait
partie de la liturgie ; elle s’intègre au
vivre ensemble de la liturgie.
La fonction catéchétique. La musique et
le chant aident à la mémorisation ; le
choix des mots et le choix des cantiques
ont donc toute leur importance.
La fonction anthropologique. La musique
fait vibrer l’intégralité du corps. Le
chant réalise le lien entre l’intellect et
l’affect.
Joël Dahan
Cf supra le texte rédigé par Joël Dahan.
Ariane Massot-Van der Hoog
La liturgie sert à exprimer, à chanter, sa
foi et à chanter la foi des frères. En même
temps, elle est une parole qui vient d’ailleurs.
Elle est à la fois expression de la foi et parole
qui dit ce qu’est la foi.
Le chant d’assemblée reste la colonne
vertébrale du culte réformé.
L'Église n’édite par de recueil, mais faut-il
un magistère des éditeurs » ? En fait, le
recueil de piété le plus aimé est le recueil de
cantiques, voire le disque des enregistrements
de nos chants préférés !
On connaît ces mélodies qui durent, qui
font le lien entre les générations ; c’est là le
génie de la Réforme. Le génie de la Réforme,
c’est aussi que ces mélodies permettent le
chant a capella.
A propos de tradition et modernité, Ariane
Massot estime qu’il faut des garde-fous : par
exemple, le cantique qui permet de rejoindre
la personne la plus âgée de l’assemblée !
Et la diversité musicale ? Elle est possible
si elle est portée par l’assemblée. Elle permet
de se dépasser, mais elle suppose un va-etvient,
un équilibre à trouver, à chercher
ensemble, pour que l’horizon puisse s’élargir.

Discussion générale
Un objectif de l’organiste est d’apporter
de l’harmonie à la communauté.
Garder l’orgue, mais pas uniquement
l’orgue. Faire entrer ceux qui battent des
mains, mais ceux-là risquent de prendre toute
la place ; on leur donne souvent raison, et ils
exercent une sorte de terrorisme. Il faut un
partage du territoire musical.
Le texte est premier et la musique doit être
au service de ce texte.
Ne pas opposer les styles, mais rester
exigeant sur la qualité ; être contre la
mauvaise musique classique et contre le
mauvais gospel. Mais il faut également de la
création et on ne peut pas avoir dans le culte
que de très bons musiciens.
Éric Galia organise des séances de
création avec des jeunes ; il donne l’exemple
d’un psaume chanté sur une musique rapp.
Introduire la diversité si elle correspond à
ce que vit la communauté.
La diversité peut aussi se vivre dans le
cadre de cultes avec des communautés
étrangères.
Rosie Ill et Yves Herlent
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